Balbuzard pêcheur, Pandion haliaetus

Taille : 55 à 69 cm Envergure : 145 à 170 cm Poids : 1200 à 2000 g

Longévité : 32 ans Distribution : Espèce présente en France à l état sauvage.

Statut : nicheur rare, migrateur, hivernant occasionnel.

espèce protégée (Liste rouge) :

Communautaire: Règlement communautaire CITES : Annexe A, Directive Oiseaux : Annexe I

International : Convention de Barcelone : Annexe II, Convention de Berne : Annexe II, Convention de Bonn Annexe II, CITES (Convention de Washington) : Annexe II

De portée nationale : Oiseaux protégés : Article 1, Oiseaux protégés : Article 5

Balbuzard pêcheur © Christian Maliverney Balbuzard pêcheur Balbuzard pêcheur

Identification : Rapace diurne piscivore de taille moyenne aux longues ailes étroites. De la famille des aigles. Aucun autre oiseau de proie ne montre un contraste si fort entre le dos brun foncé et la poitrine blanche nette, Taches sombres aux poignés. Tête pâle avec un bandeau noir sur l œil. Bande foncée sur la poitrine. Queue barrée. Pattes dénudées, doigts très puissants aux longues griffes.

Chant : Cri plaintif yip yip yip.

Habitat : Compte-tenu de son alimentation très spécialisée pour ne pas dire exclusive, le balbuzard séjourne à proximité de milieux aquatiques : bord des lacs, fleuves, grands étangs, rivières mais aussi parfois côtes maritimes. Cet oiseau possède l une des plus grandes aires de répartition. Il niche en Europe, Asie, Afrique, Australie et Amérique du Nord. En hiver, il quitte les régions nordiques et migre vers des climats plus cléments. Les oiseaux européens vont hiverner en Afrique subsaharienne, les nord-américains en Amérique centrale et du sud, les oiseaux du Nord de l Asie sur le continent indien et en Asie du sud-est. Le seul continent où le balbuzard est absent est l Antarctique.

Comportements : Le Balbuzard pêcheur effectue une parade nuptiale spectaculaire, lui servant à attirer une femelle ou à consolider le lien d un couple déjà établi. Il s élève rapidement jusqu à 300 mètres de hauteur et plus, en tenant un poisson dans ses serres. Il effectue un bref vol stationnaire en exhibant le poisson, avant de plonger, ailes fermées. Le Balbuzard se distingue également par son cri constitué par une série de sifflements aigus émis-en decrescendo. A partir de la fin Août, les balbuzards vivant en Europe sont migrateurs. Ils prennent leurs quartiers d hiver au sud du Sahara et reviennent en Avril.

Vol : Avec ses ailes coudées et ses mains tombantes, il peut-être parfois confondu avec un goéland.

Nidification : Le nid du balbuzard est construit de branches et posé sur un promontoire, grand arbre, pylône électrique ou rocher escarpé. En l absence de prédateurs, il est parfois même construit à terre. De façon générale, il est utilisé plusieurs années consécutives et au fil des ans, il peut atteindre une dimension assez imposante. En Avril-Mai, la femelle pond habituellement 3 œufs blanc-crème taché de brun-roux qu elle couve pendant une période de 34 à 40 jours. Les jeunes s envolent 51 à 54 jours après l éclosion.

Régime : Le balbuzard se nourrit uniquement de poissons capturés à la surface de l eau : ils pèsent généralement entre 150 et 350 grammes mais ils peuvent atteindre exceptionnellement jusqu à 1 kg et mesurer de 20 à 35 cm. Il possède une technique de pêche inégalée. Il repère sa cible en la survolant d une hauteur de 10 à 20 mètres ou en pratiquant le vol stationnaire. Il plonge alors, tête la première, ailes repliées et serres en avant, immerge uniquement les pattes et ressort avec sa proie qu il transporte jusqu à son nid ou sur un perchoir où il la dévore. Des serres incurvées et des petites aspérités entre les doigts permettent au balbuzard d agripper et de maintenir les poissons les plus glissants. Sur le chemin du perchoir, il est souvent harcelé par des corneilles ou d autres rapaces qui tentent de lui dérober son butin.

Protection / Menaces : Espèce considérée comme rare dans l UE. Après quelques années d un déclin accusé, il semble que la population, au moins à quelques endroits, est commencée une récupération. Dans le passé, la chasse et la destruction des nids étaient ses menaces principales. Actuellement, des spécimens sont encore abattus mais la disparition des habitats et la pollution par organochlorés sont ses problèmes, les plus graves.


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